26 octobre 2018

Pour dénouer le casse-tête de Gaza, deux visions s’affrontent

Israël négocie au Caire avec le Hamas depuis plusieurs semaines, sous l’égide du gouvernement égyptien, alors que les « marches du retour » se poursuivent depuis quasiment huit mois. 

En gros, le Hamas demande la levée du blocus qui en est à sa douzième année, et il est prêt à consentir en échange une « accalmie » c’est-à-dire de la suspension des «marches » et de tout ce qui va avec, les tentatives d’intrusion sur le territoire d’Israël, les ballons incendiaires, les jets de pierres, de cocktails Molotov, et de grenades, et les engins explosifs improvisés (ou IED Improvised Explosive Device).

Le train-train des démonstrations appelées "marches du retour"
D’un autre coté, le Hamas est parvenu à embourber Israël dans une confrontation durable qui a déjà causé d’importantes pertes économiques à ses frontaliers (cultures détruites par le feu) et des dommages écologiques majeurs dans la couverture forestière si précieuse sous ces latitudes. Elle a aussi fait naître dans l’opinion israélienne un doute sur l’aptitude du pouvoir à assurer la sécurité de ses citoyens et écorné l’image internationale du pays, les média occidentaux faisant un étalage accusateur des pertes humaines inévitables dans la légitime défense des frontières.

Cela n’empêche pas que du point de vue d’Israël, la levée du blocus est tout à fait inimaginable. Le Hamas pourrait recevoir impunément des cargaisons d’armes sophistiquées, des fonds en cash et des combattants du Jihad international, se transformant à brève échéance en une menace existentielle directe. De plus, Israël ne peut faire l’impasse sur deux exigences : l’opinion publique n’accepterait pas un accord quelconque qui omettrait la restitution sans contreparties des corps de deux soldats tués lors de la guerre de 2014, Hadar Goldin et Oron Shaul, et de deux ressortissants Arabes israéliens entrés volontairement à Gaza. Et il doit imposer une accalmie nécessairement assortie de garanties intrusives pour assurer sa solidité.

Autant dire que les exigences réciproques sont profondément incompatibles et la négociation vouée d’emblée à l’échec. Pourtant, si l’avancée est chaotique, les rencontres se poursuivent.

Deux écoles semblent se distinguer clairement en Israël sur la conduite à tenir. Pour la première, où l’on trouve l’état-major militaire et la majorité du gouvernement, il n’est pas impossible avec beaucoup d’imagination de trouver une formule de désamorçage ou de compromis. Pour la seconde, où figurent le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, le ministre de l’Éducation Naphtali Benett -avec des nuances (1)-, une partie de la gauche, et de nombreux experts, une nouvelle épreuve de force directe, une guerre de plus, est inéluctable à plus ou moins brève échéance. Examinons les arguments des deux thèses.

La perspective de désamorçage ou de compromis négocié

Le compromis possible est présenté avec certaines précisions dans la contribution du colonel de réserve Eran Lerman (2). Elle part d’un double constat. D’un coté le Hamas ne parait pas désirer aujourd’hui un affrontement de haute intensité, de l’autre il semble faire preuve d’un nouvel état d’esprit. L’un de ses principaux dirigeants, le commandant de la branche militaire, Yahya Sinwar, déclarait en décembre 2017 « Avec notre incompétence, notre manque de moyens pour gouverner presque 2 millions de personnes , et notre arrogance, nous les avons réduits [les Gazaouis] à l’indigence, à la famine et au désespoir. ». Outre un ton inhabituel, son intérêt pour la population tranchait avec les diatribes habituelles des têtes brûlées de l’organisation. Si les observations de départ sont exactes, il y a une place pour le compromis. Nulle indulgence cependant pour Yahya Sinwar un vieux jihadiste madré au possible, capable de tous les extrémismes. Il peut bien jouer un  rôle de « good cop » dans une comédie « good cop/bad cop » concertée par son organisation retorse.

Mais Israël peut-il justifier des concessions à un si cruel ennemi sans perdre la face? Selon un ancien militaire, Eran Lehman, il faut s’inspirer d’un grand général byzantin du 6ème siècle, Flavius Bélisaire, qui pensait que la victoire la plus satisfaisante et la moins coûteuse est celle qui conduit un ennemi à renoncer de lui-même à ses objectifs stratégiques au prix de concessions tactiques limitées lui permettant de résoudre ses difficultés immédiates.

Dans cet esprit, on pourrait proposer au Hamas et consorts un dispositif en deux phases. On assurerait dans un premier temps l’approvisionnement en électricité, en vivres et en médicaments des Gazaouis et des facilités pour son commerce d’exportation. Sur ce point, on a annoncé un arrangement (3) conclu le 26 octobre entre Le Hamas, le Jihad islamique et Israël pour restaurer la situation d’avant le 30 mars, contre un élargissement de la zone de pêche autorisée aux Gazaouis et l’obtention des facilités décrites plus haut. L'information annoncée par le journal londonien Al Hayat a été confirmée par le ministre israélien de la défense. L’expérience montrera si cet arrangement a minima tient et si il est conclu dans une perspective autre que tactique. Mais, patatras, dans la soirée Israël a dû affronter des tentatives d'intrusion particulièrement violentes suivies d'une pluie de roquettes qui a justifié des contre-frappes de grande ampleur.

Dans un second temps, on consentirait au Hamas et aux factions jihadistes un arrangement à long terme prévoyant l’ouverture d’une route maritime sous haute surveillance vers Chypre. Le Hamas et alii pourraient alors se targuer d’avoir obtenu « la levée du blocus ». Il n’y aurait là aucune manifestation de faiblesse vis-à-vis du terrorisme mais un calcul stratégique à long terme. En effet, si l’accalmie durait suffisamment longtemps la pertinence du jihad et la légitimité combattante du Hamas seraient progressivement entamées par la vie nouvelle et plus confortable de la population, tandis que la démonstration par Israël d’une force souple et endurante renforcerait sa capacité dissuasive.

Ce genre de démarche aurait aussi l’avantage d’impliquer plusieurs acteurs régionaux importants qui redoutent la déstabilisation permanente induite par le fourmillement des factions jihadistes à Gaza, Hamas compris. Elle permettrait ainsi de recontextualiser le différend israélo-gazaoui au niveau de la région. L’Égypte serait le maître d’œuvre du plan. S’y associeraient aussi Chypre et la Grèce dont la marine militaire jouerait un rôle important. Les deux pays méditerranéens avaient proposé ce genre de service lors de l’affaire du Mavi Marmara de 2010. Quant au financement, Donald Trump a déjà proposé 1 milliard de dollars pour les infrastructures de Gaza et le Qatar assurerait le financement des approvisionnements et des services apportés à l’enclave côtière. Les fonds du Qatar sont d’autant plus indispensables à la réussite du projet que Mahmoud Abbas  ne veut plus donner un sou tant que Gaza ne retournera pas sous sa férule, et que les financements américains de l’UNRWA sont suspendus.

La réussite de ce dispositif repose sur de nombreuses hypothèses :

1 – Il faut que le Hamas et ses suivants consentent réellement à cette proposition. Ce n’est pas évident. Seuls les négociateurs israéliens sont en situation d’apprécier le véritable état d’esprit de leurs interlocuteurs si la négociation est directe. Or elle est surement menée par le truchement d’un Égyptien ou d’un représentant de l’ONU. Et le Hamas change souvent et rapidement de conviction. Il est étroitement lié à la Turquie, au Qatar, et en partie à l’Iran. Que diraient ses commanditaires d’un tournant de ce genre ? Par ailleurs, il faudrait que les chefs gazaouis soient en mesure d’assurer la suspension effective des « marches du retour » et de leur cortège de violences. Ce n’est pas acquis. Il y a à Gaza des forces jihadistes majeures comme le Jihad islamique palestinien, un supplétif en propre de l’Iran, qui possède une « armée » de plusieurs milliers d’hommes et des arsenaux conséquents. Il pourrait retourner sa veste et il a capacité de nuire à une orientation qui finirait par lui déplaire.

2 – Il faut que l’Égypte consente à assumer la conduite du dispositif et à agir en partenariat durable avec le Qatar, son adversaire arabe privilégié, partisan des Frères musulmans honnis et condamnés à mort collectivement par le général Sissi. Doha mène depuis longtemps une guerre idéologique quotidienne au régime du Caire via Al Djezeera.

3 – Il faut obtenir l’accord de Chypre et de la Grèce, aujourd’hui non confirmé. Il faut aussi que le contrôle de la route maritime projetée soit réellement efficace, et rien ne le garantit. Israël s’est toujours mordu les doigts quand sa sécurité a été remise aux mains de non-Israéliens, comme c’est le cas pour la Finul au Liban par exemple. Or il ne faudrait pas que cette « route maritime » se transforme en une autoroute du jihad turc, iranien, ou tout autre.

4 – Il faut enfin que le Hamas accepte de libérer les deux Arabes israéliens et de rendre les dépouilles des soldats sans rejouer le scénario grotesque de la libération de Guilad Shalit. C’est la condition pour que le gouvernement israélien puisse faire accepter chez lui ce genre de plan en deux phases, sans signer sa condamnation aux prochaines élections.

Il semble utopique d’espérer réunir sur la durée autant de conditions complexes.

D’autres Israéliens qui veulent éviter à tout prix d’entrer dans un cycle de frappes aériennes contre tirs de missiles sur les villes du pays, proposent une alternative. Elle consisterait à obtenir une ouverture de la frontière égypto-gazaouie vers le Sinaï, espérant que le flux de Gazaouis vers la péninsule sous-peuplée modifie radicalement le paysage politique de Gaza et désamorce l’engrenage des « marches du retour ». Bien sûr, les Égyptiens ne veulent pas en entendre parler. Mais certains escomptent que les États-Unis utilisent toute leur force d’influence –et leurs finances à fin de dédommagement- pour convaincre les autorités du Caire d’ouvrir des portes d’entrée sur la ligne Philadelphi. Dans cette hypothèse très favorable aussi, la perspective d’une accalmie serait loin d’être assurée. Faute d’un appui fort au sein de la population de l’enclave, un vrai contrôle de Gaza exigerait une présence militaire égyptienne consistante sur place. Or Israël ne veut pas de troupes égyptiennes à sa frontière sud avec Gaza, on le comprend.

Si la voie des accommodements est barrée comme cela semble probable, il ne reste plus que l’opération militaire à grande échelle.

Le recours à des opérations militaires d’envergure, la seconde option

Depuis huit mois, le Hamas est parvenu à imposer à Israël une épreuve de force de basse intensité qui n’est rien d’autre qu’une guerre d’usure. Dans son histoire, l’État juif a été entrainé dans ce genre de situation à plusieurs reprises mais il les a rapidement enrayées par des offensives militaires décisives. Hanan Shaï (4), un expert des affaires militaires de l’université Bar-Ilan, cite trois cas de réponses écrasantes aux guerres d’usure : l’opération « Kadesh » en 1956 face aux fédayins, l’opération « Paix en Galilée » de 1982 face aux tirs de barrage de Katiouchas depuis le Liban, et « Bouclier de Défense » en 2002 qui étrangla la seconde intifada d’Arafat.


Manifestation "pacifique" à Gaza
Aujourd’hui, non seulement Israël s’est strictement contenté d’enrayer passivement les intrusions sur son territoire, mais c’est l’état major militaire qui oppose la plus ferme résistance à une véritable prise d’initiative, au point que le ministre de la défense l’accuse de « retourner toutes les pierres du chemin » (5) avant d’aller à la confrontation. Soit dit en passant, ce commentaire illustre une étrange répartition des rôles entre l’instance militaire et l’instance politique qui devrait l’incarner et l’inspirer, le cabinet gouvernemental continuant de privilégier à la majorité l’option de l’arrangement.

La solution la plus stupide a été proposée par le chef du parti travailliste, Avi Gabbay, et indirectement par Tsipi Livni. Elle consiste à envoyer l’armée à Gaza pour renverser le Hamas et remettre à Mahmoud Abbas, sur un plateau d’argent, les clés de l’enclave côtière. Verser le sang des soldats du peuple israélien pour le compte du vieux compagnon d’Arafat, aussi corrompu, incompétent, jihadiste et raciste que son maître, n’est pas banal venant de leaders politiques israéliens ! Il est faux de penser que le Fatah est moins jihadiste et terroriste que le Hamas. C’est lui qui a surarmé Gaza et les anciennes Judée et Samarie, c’est lui qui a inauguré la guerre des roquettes, c'est lui qui a lancé la seconde intifada, la plus grande guerre purement jihadiste de l'époque. Benjamin Netyahou a raison de le dire : seule la présence militaire d’Israël a permis de prévenir la chute des Territoires à l’Ouest du Jourdain dans le chaudron islamiste, et à Gaza, depuis août 2005 Tashal n’est plus là.

Plus sérieusement, Avigdor Liberman a indiqué pourquoi il considérait que, faute d’un vrai choix alternatif, il était partisan d’une opération militaire à grande échelle. D’un coté les tentatives d’accords, d’arrangement, de cessez-le-feu, de houdna ont été maintes fois explorées, et elles ont assez vite échoué, le temps pour les jihadistes de panser leur plaies et de se réarmer.  Pourquoi en serait-il autrement dans quelques semaines ? Ensuite les « marches du retour » n’ont rien à voir avec les manifestations pacifiques et populaires qu’ont présenté les grands média occidentaux. Elles sont d’une violence inouïe et puissamment organisées. Les « marcheurs » n’arrivent sur la frontière qu’à travers un réseau de bus ouvert pour l’occasion par le Hamas, ils sont généralement payés pour leur présence, et les dommages humains possibles sont compensés par des pensions normalisées et connues des agitateurs. Le Hamas parvient même à régler le niveau de violence adéquat pour en faire un message, menaçant ou apaisant selon les cas , destiné à appuyer ses requêtes du moment.

Mais il y a un consensus sur les limites de l’opération militaire en soi, même s’il ne faut absolument pas l’exclure.  Dans l’absolu, elle serait coûteuse en vies humaines, en termes d’image, et partiellement vaine. Avigdor Liberman refuse lui-même d’envoyer des soldats pour occuper le terrain car il y a des risques réels de pertes humaines considérables au vu du niveau d’armement, d’équipement  et d’entrainement des troupes jihadistes. La présence des soldat devrait être géographiquement circonscrite et calibrée pour éviter les pertes. 

Ce risque humain lié à la présence au sol disparait en cas de frappes aériennes, si on pense que les jihadistes ne disposent toujours pas de moyens sol-air. Une telle opération infligerait des dégâts considérables aux structures du Hamas et consorts. L’organisation terroriste se garde bien d’ailleurs de créer un incident assez grave pour justifier une opération israélienne à grande échelle. Il faut voir comment il a plaidé l’innocence avec des trémolos quand le 17 octobre deux de ses missiles ont été mis à feu accidentellement, par la foudre semble-t-il. 

Le hic, c'est que ses arsenaux d’engins balistiques sont profondément enterrés dans des zones densément peuplées. Les détruire radicalement déboucherait sur des pertes civiles gazaouies qui auraient vite fait de produire des vagues planétaires de condamnations. Israël n’en n’a surement pas besoin au moment où il cherche à étendre ses soutiens face à son adversaire principal, existentiel, l’Iran des mollahs. 

Enfin, last but not least, s’il prenait tous ces risques, s’il acceptait un niveau élevé de pertes dans ses rangs, Israël parviendrait bien sûr à éliminer les structures du Hamas et du Jihad islamique. Mais la pelleteuse islamiste a éradiqué toute opposition potentielle en dehors du fondamentalisme, et faute d’une force autochtone susceptible d’assumer le transfert du pouvoir, l’État juif devrait s’installer durablement et gérer une guérilla qui ne manquerait pas de surgir. On retomberait alors sur la problématique de la guerre d’usure.

En tout état de cause, si Israël ne peut pas éliminer le Hamas et les autres factions de Gaza, il peut les frapper durement et les « sonner » au moins pour quelques années. Et il doit le faire au moindre coût.

Cette situation n’est pas spécifique à Israël. Aujourd’hui, les « États faillis » se multiplient et sur les ruines de l’ordre étatique les mafias et les jihadistes tissent leurs réseaux de terreur , d’extorsion et de violence. Il y a la Somalie, il y a l’Afghanistan, il y a une partie du Nigéria, du Mali, une partie du Congo, le sud-Soudan (mais là les militaires mafieux sont chrétiens), il y a Gaza. L’homo jihadus est né et il se multiplie. Il est ignare, cruel, lobotomisé, vénal, fou de domination. On peut même considérer qu’il s’est donné un visage contemporain avec la révolution khomeyniste de 1979. Des pays comme l’Iran, de si vieille et si haute civilisation,  ne sont pas loin de suivre la pente des Etats faillis. Émeutes de la faim, effondrement des infrastructures, désertification, corruption généralisée des groupes au pouvoir, incapacité de penser les besoins de la population, incapacité de penser le développement économique, repli sur les armes et la guerre. 

Tout cela, c’est Gaza aussi, l’une des expressions significatives de notre modernité. Il y en a bien d’autres heureusement.

Jean-Pierre Bensimon

Le 26 octobre 2018

Notes 

(1)- Benett: Israel must have Gaza red lines in spite of truce talks Tovah Lazaroff Jerusalem Post 25 oct. 2018 https://www.jpost.com/Israel-News/Bennett-Israel-must-have-Gaza-red-lines-in-spite-of-truce-talks-570244

(2)- Gaza and the Middle East ‘’Camp of Stability” JISS 19 oct.2018 https://jiss.org.il/en/lerman-gaza-and-the-middle-east-camp-of-stability/

(3)-Egypt-Brokered Undestanding may end Border violence Tovah Lazaroff Jerusalem Post 26 oct. 2018 https://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Report-Egypt-brokered-understanding-may-end-Hamas-border-violence-570374

(4)- Israel, Hamas fighting war of attrition, Israel Hayom 17 oct. 2018 https://www.jns.org/opinion/israel-hamas-fighting-war-of-attrition/

(5)- Liberman : we must turn over every stone before confronting Hamas Éditorial du Jerusalem Post 25 oct. 2018 https://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Liberman-We-must-turn-over-every-stone-before-confrontation-570250

1 commentaire:

  1. Merci pour cette analyse détaillée. Les réflexions de Daniel Pipes viennent la compléter :
    " Tous ceux qui espèrent une solution au problème palestinien devraient exhorter le gouvernement israélien à faire pression sur l'AP et le Hamas. Ce qui serait également profitable aux Palestiniens. En effet, cela les libérerait de leur obsession à propos d'Israël et leur permettrait de travailler à leur propre développement politique, économique, social et culturel. Tout le monde gagnerait à voir une victoire d'Israël et une défaite palestinienne.
    Quand un président américain donne le feu vert, le Premier ministre israélien doit agir en conséquence. "
    http://fr.danielpipes.org/18555/pourquoi-les-israeliens-fuient-la-victoire

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